J’aurais pu écrire un texte sur la politique cubaine, Fidel Gastro était un candidat idéal. Marteler que Kakà le brésilien, est un joueur formidable. Au lieu de
cela, j’entonne un refrain : « Allez venez (pylore) vous asseoir à ma table »… Ces quelques couplets qui arrivent risquent de constituer un sacré tube, mais pas forcément celui
auquel on pense. Petite mise en bouche afin d’amener au mieux ce qui va suivre, jeu de langues sans trop user de salive…sinon, j’aurais les glandes. Je n’irais pas jusqu’à écrire que je me fais
de la bile, mais presque…Bienvenue donc dans notre monde intérieur, ce chemin escarpé qu’empruntent tout ce que nous allons ingurgiter ces jours-ci. Avec quelle vésicule tous ces aliments
circulent-ils ? J’ai bien peur que ces lignes soient indigestes…si déjà vous en avez marre, cliquez sur la chasse en forme de croix en haut à droite de la cuvette…pardon de l’écran. Bon, je
continue. Ce n’est pas l’intestin de survie qui nous fait manger autant, c’est même indécent quand on y pense, mais ce serait un autre sujet beaucoup plus long à développer. Il ne faut pas perdre
le foie si on veut tenir. Ecoutez donc votre ventre, ne vous laissez pas coloniser par lui ! Il vous parle. Il dit même de jolis mots. Gargouillis. Borborygmes. On
termine dans la finesse ? Non? Pff...Je vous laisse en pet.
Est-ce mon stylo qui est devenu muet ou ma main droite qui est sourde ? J’ai remarqué que mon clavier d’ordinateur avait
tendance, lui aussi, à dormir sur ses deux oreilles. Le volume sonore de mon inspiration est au plus bas et quand bien même j’essaierais de monter le son, cela se transforme en brouhaha ou pire
en écho d’une répétition infinie. J’ai eu l’idée de faire passer une audition à ma main gauche mais elle est bouchée comme un pot. Elle ne manque pas d’air en rejetant la faute sur mon cerveau
soi-disant aphone. Comme j’en ai marre de mettre les mots en sourdine, j’ai donc décidé de voir un ORL (oto-rhino-lexicologiste). Il m’a proposé un appareil auditif, à mon âge quelle honte !
Certes mes maux n’étaient pas tombés dans l’oreille d’un sourd mais si je m’étais écouté je n’aurais pas acquis ce sonotone d’idées. Je me sentais comme écrasé entre le marteau et l’enclume.
Enfin, je suis rentré dans mon petit pavillon et je me suis entendu chuchoter quelque chose à l’oreille : « Ecris sur l’ouïe ! » Je voulais mettre le pied à l’étrier et
demander conseil à mon oncle Eustache, il se trompe souvent. Mais qui est donc ce Louis à la fin ?