COCORICÔÔÔÔÔÔ, l’heure de se lever.
Tu-du-dut, l’ordinateur s’allume. Ne bullons pas aujourd’hui, mais traiter de quoi ? CRAAAC-CRAAAAC, je tourne en rond sur le vieux
plancher.
BoOoM Aïe…qui avait laissé trainer ça ?
TIC-TAC TIC-TAC TIC-TAC TIC-TAC..., l’heure tourne et toujours
rien.
Brrrrr …il ne fait vraiment pas ch…AT...HAT...HATCHOUM. ZiiiiiiiiiiiiiiiiiP, j’aurai moins froid comme cela.
SLUUUUURP, un peu de sirop. PouAAH…dégueu ! SCRATCH-SCRATCH, je me gratte la tête, rien ne vient. J'aimerais bien écrire à propos du festival de BD d'Angoulême
! Pfff…comment faire ? J'aurais bien fait une ou deux planches, je ne suis pas bon
dessinateur et mes croquis ne méteraient que moqueries ! AAH…je sais !! Je vais revenir sur l’œuvre du grand Serge Gainsbourg. J’aime bien son époque
psychédélique, ses duos inattendus. « Comic strip », par exemple. Il fallait y penser, utiliser toutes ces onomatopées...YOUPI !
par pedrolinho
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ACTU: mots d'info
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Ce personnage m'attire tellement que je ne peux résister à l'envie de faire partager quelques uns de ses mots. Voici...
ici=> Thomas Fersen qui gratte la puce!
par pedrolinho
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CITATIONS: mots-dits
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A quelques pas il y a Louise. La récurrence de ce rêve me fait comprendre que je suis dans mon sommeil. Je le sais, j’en suis intimement persuadé. Il faut que j’en
profite, j’ai lu quelque part que ces moments nocturnes duraient quelques secondes en réalité. Etrange, si ces neurologues disent vrai, j’ai moi le sentiment d’avoir le temps de bénéficier
pleinement de l’instant. Je maîtrise l’espace et les éléments. Je suis acteur de mon cerveau. Cependant, j’ai peur d’abréger ce moment. Je ne dois pas esquisser le moindre geste au risque
d’entendre beugler une sonnerie, d’être tirer de là par un hurlement de Malik, par le vacarme de ma lampe de chevet s’affalant, que sais-je…d’un boeing 747 s’écrasant sur l’immeuble voisin! Ces
rêves sont faits pour être écourtés. Si je m’avance vers elle, c’est fini.
Je me contenterai de la contempler. C’est tout aussi bien car au pays de mes songes un regard est une caresse. Mon regard parcourra chaque centimètre carré de son
corps et nul tissu ne saura m’arracher tant de sensualité. Ce visage aux doux traits. Son regard apaisant. Ses lèvres où je décide de me reposer et dont je détaille longuement chaque relief.
L’objectif de la caméra qui filme mes pensées descend jusque dans son cou sur lequel je distingue son calme battement de cœur si chaud. On insérerait bien un carré blanc sur l’écran de mes rêves.
L’atmosphère est si magnétique. J’ai hâte d’aller plus loin, j’ai hâte de perdre pied…Jamais je crois je n’ai connu de nuit d’une électricité aussi forte…
C’est là que brusquement deux énormes mains gantées de noir arrachent Louise à mon image, l’emportant dans la pénombre que tapissait l’arrière plan. L’espace est
désespérément vide et la soudaineté de ce qui vient de se produire va me réveiller, c’est certain ! Mais mes paupières semblent décidées à vouloir rester inertes pour encore quelques
dixièmes.
D’énormes lettres apparaissent alors dans l’espace impalpable, elles flottent dans l’air et ne dévoilent rien de connu. Enfin, c’est ce que je crois sur le moment.
H…Y…A…C…I…N…T…H…E…Ce scrabble virtuel se mélange alors…C…Y…N…T…H…I…A…H…E…
Il n’en faut plus pour que les charnières qui articulent les portes de mes yeux ne se décident à fonctionner. Je suis en sueur. L’excitation du début du rêve s’est
muée en effarement. Hyacinthe est certes une pierre semi-précieuse mais c’est surtout la brute peinte par Fersen dans un de ses titres. Une sorte de gentil monstre comme celui de John Steinbeck
dans des Souris et des Hommes. Le réveil affiche
6 :17 , quelque chose me souffle que la journée risque d’être longue. Je suis poursuivi par Thomas Fersen. Ce n’est pas un hasard, c’est ce que je crois.
L'imagination est en friche, les écrits de la semaine écoulée le laissent à penser. Mieux vaut-il s’abstenir parfois…une pépinière pourrait cependant
aider. Un thème loin d’être caduque, qui noircit les feuilles de beaucoup. Brassens, « Auprès de mon arbre ». Giono, « L’homme qui plantait des arbres ». Ponti, « L’arbre
sans fin »...Chefs d’œuvre. Rentrons dans le bois , quelque chose bourgeonne. Reprenons les choses à la racine même si nous ne sommes pas écrivain de souche. Nous ne resterons donc pas en
plan aujourd’hui. Sans forcément bûcher énormément, c’est concevable. Il ne faut pas avoir peur de se planter. Et puis, ce qu’il y a de bien dans l’écriture c’est qu’il n’est nullement
besoin d’être bien fagoté. Nous aurions pu penser à Georges Pérec et oublier volontairement le « h » , ces feuillus nous en auraient été reconnaissants. Nous ne sommes pas
assez futaie Le problème est donc trop épineux dans le temps qui nous est imparti. D’ailleurs, il faut élaguer car l’ordinateur est débranché. Il va certainement s’arrêter d’un instant à
l’aut……..
par pedrolinho
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MOTS: détourne-mots
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