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N 78
 
 
 
 
 
Hameau à mots
 

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Bienvenue dans le quartier...

Si je vois de la lumière chez un mot, je frappe et j'entre. J'y vais aussi par effraction mais j'essaie de faire comprendre au propriétaire que je ne lui veux aucun mal! Les mots ont une particularité, ils portent leur boîte aux lettres sur eux. Il arrive que les mots habitent à plusieurs, j'aime bien me mettre à leur table, on parle à mots couverts. Parfois, les mots se reproduisent entre eux, on dit qu'ils ont des rapports textuels. Je milite activement dans l'association Droit au Logement de Mots puisque beaucoup d'entre eux vivent dans les champs lexicaux. Pour ceux qui ont un toit, je ne vous explique pas les règles orthographiques ou grammaticales de co-propriété qu'ils s'imposent. On envoie à ceux qui ne les respectent pas un tueur à gage, l'effaceur, qui dégomme les contrevenants. Certains mots habitent dans des maisons dernier cri au design très particulier, ce sont les néo-logismes. Enfin, n'oublions pas tous ces mots qui vivent au fil de l'eau et qui jettent l'encre.
D'autres visiteurs de mots m'inspirent beaucoup...Thomas Fersen, Vincent Roca, Coluche, Pierre Desproges, Raymond Devos, Daniel Piccouly, Erik Orsenna, Albert Jacquard, Philippe Geluck, Georges Brassens, Christian Olivier, Bill Watterson, René Goscinny, Robert Desnos, Jacques Prévert, Alphonse Allais...il m'arrive de leur demander leur passe-partout mais ça ne marche pas toujours et je trouve porte close.

 

Vendredi 15 février 2008

Cent cinquantième parution et ici, un mot malaxé qui correspond bien à quasiment l'ensemble des mots détournés. Les pauvres. Ils en sont tout "amorph...ogrammes". 
                                                                  ________________________

faribole (n.f) : sens
propos sans valeur, frivole (familier) 
                          synonymes  baliverne, billevesée, bricole, calembredaine, fumisterie
                          En anglais nonsense

Autre exemple: D'une photographe pas très douée qui apprécie les récipients, on dira : "Voici sa faribole!"

faribole.jpg

par pedrolinho publié dans : MOTS: détourne-mots communauté : Les mots dans tous leurs états
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Jeudi 14 février 2008
canotier.jpgDepuis hier, on peut appeler Henri Salvador par ses initiales.
par pedrolinho publié dans : ACTU: mots d'info communauté : Les mots dans tous leurs états
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Mardi 12 février 2008
« T’es sûr de c’qu’on fait ? » me lance Malik un peu ironique.
« Ben, non…je suis sûr de rien en ce moment. C’que j’sais par contre c’est que si on annonce aux flics cette histoire, ils nous riront au nez. ça fait grosso modo quarante huit heures qu’on est sans nouvelles de Louise et même si je peux me tromper, le temps presse. »
Nous sommes déjà sur le périph’ Sud à hauteur de Vénissieux et à cette allure, nous serons à Saint Etienne dans moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire. Je trouvais que sa voiture lui donnait un air prétentieux, aujourd’hui, je suis bien content que Malik ait fait l’acquisition de cette grosse allemande. C’est comme si mon pied venait écraser le sien et que sa semelle droite pesait le double de d’habitude. Nous prenons la circulation à rebours et évitons ce cher tortillard des matins lyonnais, où l’on distingue derrière chaque pare-brise une bouche tournée vers le bas, prompte à débiter je ne sais quelle injure. On est aux environs de huit heures. Le ciel de mai est toujours aussi bleu et le manteau gris qui couvre Lyon les jours clairs et chauds n’est pas encore là. Malik est de bonne humeur. Je me dis qu’il m’accompagne car il ne sait pas quoi faire d’autre. Je suis à deux doigts de penser qu’il ne me croit pas, qu’il me prend pour un dingue. Qu’importe, il est avec moi et j’ai besoin de sa présence. Si son pied est lesté sur l’accélérateur, je sens aussi qu’il est nécessaire qu’il soit accroché à la Terre. Bien ancré au sol. Car moi, je flotte un peu dans les airs.
L’autoradio crache sa musique fort, c’est tant mieux, je ne sais pas quoi dire. Malik essaie bien de briser le silence de temps à autre. Je reste évasif.
« Tu sais où on va ?
-         Mouais… 
-         Ben si tu m’en dis pas plus, A7 direction la grande bleue. T’as pensé à prendre ton maillot au moins? »
C’est fait pour ça les potes. Quand vous ne savez pas trop où vous en êtes, où vous allez, ils vous arrachent un sourire, comme si de rien. Ça peut paraître minuscule comme attention, mais un sourire vaut de l’or et les mots qui le provoquent plus encore.   
Je me tourne vers lui et explose de rire.
« T’es con ! »
Je me décide enfin à prendre des initiatives. La réception de l’hôtel où séjournait Louise doit bien être ouverte à l’heure qu’il est. J’arrête la radio sans rien demander. Le gérant décroche et reconnaît parfaitement la description que je lui fais de la jeune femme. (Comment pourrait-il en être autrement ?) Elle est passée récupérer ses affaires, l’avant veille. Elle était seule ? Le type ne s’en souvient pas précisément. Il me demande si je suis de la police. Je lui réponds que non. Il raccroche en me disant qu’il a autre chose à faire.
Malik me sermonne gentiment. Je suis jaloux. Cette fille est avec le chanteur. Et quoi de plus normal que de ne pas vouloir être dérangé dans ces moments-là ? Il a du louer une petite maison ou mieux une suite dans un château et l’y a emmenée pour…
« T’es pas drôle là !! »
Malik s’excuse. Il me demande encore des arguments. Je réfléchis. Que s’est-il passé depuis que je la connais ?... Il y a ce meurtre…Non, ces assassinats !
Chalon sur Saône, le Marais Poitevin, Pradines…ce qui fait déjà pas mal. Mais ces lieux sont si éloignés les uns des autres ! Comment pourrais-je insinuer qu’il faut les attribuer à la même personne pour la seule raison que ces informations sont parvenues à mes yeux ou mes oreilles ces derniers jours ? Je ne peux décemment pas tirer de conclusions sur le simple fait que mes rêves sont obsédants et que Thomas Fersen me chuchote à l’oreille des choses macabres.
« Tu es bien pensif, Tom. Explique ce qui bouillonne sous ce crâne. Je pourrais te faire la liste de tous les volcans que je connais, tu me rappelles l’un d’en eux…Etna ? Vésuve ? Stromboli ? Santorin ?...
-         Je suis en éruption, j’te l’accorde.
-         Moi, je ne suis pas Haroun Tazzief. Tu la craches ta lave ? »
  Je m’engage sur un autre monologue du type de celui que j’ai débité une heure auparavant en y ajoutant les éléments supplémentaires. Toutes ces femmes trucidées, cela n’a rien de très original en somme. Cela me froisse pourtant sans que je n’arrive à résoudre la problématique. Malik écoute poliment. Il file toujours aussi vite et prend la direction de Givors / St Etienne.
« Appelle les journaux si tu veux vraiment en avoir le cœur net ! Ils sauront t’en dire plus sur ces crimes !
- Bonne idée, mec ! »
Il est fort mon Malik. Le plus simple pour commencer, c’est de contacter le Progrès pour en savoir plus sur la bonne sœur du couvent de Pradines. Il y a pourtant mieux  que le Progrès ! Le Pays Roannais ! Pradines se situe dans le nord du département, près de Roanne.
Sur ce bon vieil hebdomadaire papier figurent tous les résultats des concours de belote, lotos, concours de boules et de pétanque. De Cherrier à Violay, de Nandax à Cordelle, de St Germain Lespinasse à Crémeaux. On y trouve aussi les plus grosses prises réalisées dans le fleuve Loire. Et un silure de 11kg350 par-ci. Et un brochet de 4kg780 par-là.  La peinture de la salle des fêtes de St Just La Pendue est comme neuve! J’arrête les sarcasmes car j’adore parcourir cette presse-là aussi.
Le numéro de téléphone est vite trouvé. Une voix rauque de fumeur invétéré me répond. Cet homme se présente comme un des rédacteurs. Il connaît bien le sujet car c’est lui qui s’est rendu sur place pour écrire le papier. La pauvre femme n’avait rien demandé à personne. Sa vie de bénédictine était sans heurts. On sait bien que l’enfermement mène à la folie, il semblait pourtant que le geste ne pouvait venir d’une consœur (!). La force physique nécessaire pour un tel acte l’excluait. A ma demande, il ajoute le nom de la none : c’était sœur Elisabeth ! J’essuie un rapide merci et raccroche sans attendre, stupéfait.
« …Que t’es jolie sous la cornette, non ce ne sont pas des sornettes…
Fais pas la tête Elisabeth !... » Thomas Fersen.
par pedrolinho publié dans : HISTOIRE:"les ronds de carotte communauté : Au fil des mots
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Dimanche 10 février 2008
tous_les_livres.jpgAu fond, ranger ce ne serait pas foutre le bordel dans son désordre?
par pedrolinho publié dans : CITATIONS: mots-dits communauté : Les mots dans tous leurs états
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Jeudi 7 février 2008
laborit.jpg Deuxième fois que j'hésite à mettre en ligne, ce pourquoi je risquerais de me faire tirer les oreilles. Et puis...

Pourquoi ne voit-on plus Emmanuelle Laborit au cinéma?
surlignez ci-dessous
Elle aimerait bien mais attend un signe pour passer une audition.
par pedrolinho publié dans : ENIGMES/JEUX: mots-tordus communauté : Les mots dans tous leurs états
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Mardi 5 février 2008
6 :29.  J’ai beau tenter de refermer les paupières, rien y fait, la nuit est finie. Plus justement, c’est ce que je crois comprendre, la journée commence.
La gueule enfarinée je me meus (oh la vache!) vers la cuisine. Mes pensées sont inquiètes. J’ai certes une tendance assez naturelle à la parano mais tous les éléments concordent pour arroser mes soucis. Je suis décidé à disperser le brouillard qui entoure Louise. CynthiaHé. Hyacinthe. Fersen.
Après avoir ouvert la boîte de café, la cuillère qui devait me servir s’affale lourdement sur le carrelage…Quelques secondes plus tard, Malik entre dans la pièce, deux malles des Indes posées sous les yeux.
« Y’a s’passe quoi ? T’as fait un don à la banque du sommeil ou quoi ?...tu m’feras aussi penser à acheter des cuillères en plastoc pour toi.
-         J’suis désolé M…
-         Pas grave !
-         Café ?
-         Café ! Serré please !
-         T’avais pas pris quelques jours ?
-         Si, si…mais tu sais une fois levé… »
La demi-heure qui suit est plus loquace. Je vide ma tête et mon esprit sur mon pote, qui écoute, répond avec humour même si je le sais plus porté que moi coté mysticisme. Je lui déballe tout de Louise, la chanson écoutée juste avant la rencontre, ce fil invisible qui me ramène à elle…Son message internet suivi d’un silence pesant. Enfin, mon rêve…
« Appelle vite Jacques Pradel ! » me lance Malik en me bombardant de miettes accompagnées de quelques éclats de gelée de coing.
Je lui explique mon souhait de tirer cela au clair. 
« Si tu veux être Tintin aujourd’hui, je serai ton Milou ! J’ai pris quelques jours, j’ai l’temps et ça m’changera ! »
Il est 7 :18.
« Alors, on fait quoi ?
-         Je vais appeler Gimbert, il est toujours au bureau entre 6 et 7, il a conservé les horaires d’usine, lui ! »
J’ai raison, après deux tonalités Gimbert répond et ponctue chacune de ses phrases d’un « bon » qui en dit long sur son stress. Pour ne pas en rajouter, je ne pipe pas mot sur mes éléments inexplicables et j’essaie de ne pas trahir ma propre angoisse. Je lui demande seulement quelques numéros de téléphone qui me semblent importants. La maison de disques de CynthiaHé. L’attaché de presse. Marc Javel, le directeur du festival Paroles et Musiques.  
Il réside un embouteillage dans mon crâne. On est à l’heure de pointe. Les pensées s'enchevètrent et Bison Futé ne semble pas annoncer de dégagement pour la journée. Ma seule possibilité serait d’emprunter des chemins de traverse, des routes inexplorées qui me permettraient de m’en sortir. Il va falloir que j’apprenne à lire un plan inconnu, dans un langage que j’ignore. Sinon, je risque le carambolage.
Je suis heureux que Malik veuille faire le co-pilote. J’aurai besoin de lui. J’ai l’impression d’être cinglé et, dans l’immédiat au moins, cela m’évitera la camisole. (Difficile de conduire d’ailleurs avec une camisole.)
L’atmosphère qui s’est créée m’étouffe. Un ensemble d’éléments diffus m’assaille et un premier flash survient. La une du journal du début de semaine me saute à la figure. Rue Saint Jean, une jeune femme a été assassinée, il lui manquait l’indexe. J’ai l’impression d’être en plein délire. Je me retrouve noyé dans un flot de titres de chansons de Thomas Fersen, croulant sous les paroles, les mots et les titres. Malik scrute la scène, pantois. Alors, pour éclairer sa lanterne, je me dirige vers l’ordinateur, je me connecte au site d’information du Progrès que j’accompagne en fond sonore de « St Jean du Doigt », tiré de Pièce montée des grands jours, un album que l’artiste a sorti en 2003. Malik écarquille les yeux.
« Tu sais, c’est grave ce que tu insinues ! » sort-il simplement.
J’acquiesce.
Je décide d’aiguiser ma recherche avec d’autres sites d’informations… Ce que je n’osais imaginer était pourtant réalité. « Elle , c’est Jeanne » écrit Fersen. « la pauvre jeune stéphanoise, Jeanne De Almeida… »  dixit le site de Libé.
J’explique ensuite que j’envisage d’aller à Saint Etienne dès ce matin.
« On prend ma voiture… ! »
« Merci, Malik ! »
par pedrolinho publié dans : HISTOIRE:"les ronds de carotte communauté : Au fil des mots
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Dimanche 3 février 2008
 Cet album pour enfants mérite pour son histoire mais je n'ai pu m'empêcher de rire en lisant le titre "Jour de neige" (éditions école des loisirs) de ce livre écrit par Komako Sakaï. Brrrrrrrrr...étonnant, non?
par pedrolinho publié dans : MOTS: détourne-mots communauté : Les mots dans tous leurs états
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Jeudi 31 janvier 2008
rolex.jpgCe n'est pas parce qu'on se laisse pousser les zèles, qu'on ne peut pas se casser la figure dans les sondages. C'est même tout le contraire.
par pedrolinho publié dans : ACTU: mots d'info communauté : Les mots dans tous leurs états
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Mardi 29 janvier 2008

scarf.jpgEncore faut-il que je fasse sortir le chat que j'ai dans la gorge si je veux soigner ma toue.

par pedrolinho publié dans : BESTIAIRE: ani-mots communauté : Les mots dans tous leurs états
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Lundi 28 janvier 2008
nuages-copie-1.jpg"Je voudrais travailler dans un magasin de rêves où on ne vend que des choses imaginaires."
Extrait de Y'a du mou dans la corde à noeuds
par pedrolinho publié dans : CITATIONS: mots-dits communauté : Les mots dans tous leurs états
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