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N 78
 
 
 
 
 
Hameau à mots
 

Organigramme...

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Bienvenue dans le quartier...

Si je vois de la lumière chez un mot, je frappe et j'entre. J'y vais aussi par effraction mais j'essaie de faire comprendre au propriétaire que je ne lui veux aucun mal! Les mots ont une particularité, ils portent leur boîte aux lettres sur eux. Il arrive que les mots habitent à plusieurs, j'aime bien me mettre à leur table, on parle à mots couverts. Parfois, les mots se reproduisent entre eux, on dit qu'ils ont des rapports textuels. Je milite activement dans l'association Droit au Logement de Mots puisque beaucoup d'entre eux vivent dans les champs lexicaux. Pour ceux qui ont un toit, je ne vous explique pas les règles orthographiques ou grammaticales de co-propriété qu'ils s'imposent. On envoie à ceux qui ne les respectent pas un tueur à gage, l'effaceur, qui dégomme les contrevenants. Certains mots habitent dans des maisons dernier cri au design très particulier, ce sont les néo-logismes. Enfin, n'oublions pas tous ces mots qui vivent au fil de l'eau et qui jettent l'encre.
D'autres visiteurs de mots m'inspirent beaucoup...Thomas Fersen, Vincent Roca, Coluche, Pierre Desproges, Raymond Devos, Daniel Piccouly, Erik Orsenna, Albert Jacquard, Philippe Geluck, Georges Brassens, Christian Olivier, Bill Watterson, René Goscinny, Robert Desnos, Jacques Prévert, Alphonse Allais...il m'arrive de leur demander leur passe-partout mais ça ne marche pas toujours et je trouve porte close.

 

Samedi 3 mai 2008
Passons sur les toits de chaume qui ne donnent plus de travail et attachons nous plutôt à tous les autres types de couvrages. Tuiles en terre cuite, argile etc. Le plus drôle c'est que quand il s'agit d'ardoises, cela est imposé par décret.
par pedrolinho publié dans : MOTS: détourne-mots communauté : Les mots dans tous leurs états
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Jeudi 1 mai 2008
Nous fendons la vallée du Gier, ultime trait d'union entre Lyon et la cité stéphanoise. Le pied de Malik est toujours aussi leste. Cela ne me dérange pas car j'ai envie d'arriver vite...sauf que deux motos bleutées apparaissent dans le rétroviseur.
- Pff...y manquait plus que ceux-là !
- Je n'ai pourtant vu aucun radar, je dis, un peu agacé, à mon pilote de chauffeur (ou l'inverse).
- Et merde !
- Ils devaient attendre sagement sur le pont de l'aire du pays du Gier et nous ont suivis ensuite.
L'index ganté de l'agent intime à Malik de prendre la prochaine sortie. Saint Chamond. Quelques hectomètres plus loin, nous nous exécutons et le véhicule s'immobilise sur le bas coté un peu plus loin. Je ne peux refreiner l'idée saugrenue que le gendarme aura une moustache et des cigales plein la bouche. Encore les stéréotypes qui me guettent. L'homme de loi approche, Malik a déjà baissé sa vitre. Le casque retiré laisse apparaître une bacchante fournie, taillée avec une infinie précision apparemment. J'ai les zygomatiques au garde à vous.
- Bonjour messieurs, gendarmerie nationale, vous savez à combien vous rouliez ?
Sa voix chante des mots fleuris d'accents circonflexes sur les « o » et les « a », de « on » et de « an » biscornus. En guise de cigales, on se retrouve avec un pur stéphanois, il ne manque qu'un mot gaga pour parfaire le tableau. On est déjà à Saint Etienne.
Malik reconnaît les faits, il sort du véhicule. Son interlocuteur lui tend une jolie douloureuse à trois chiffres.
- C'est pour moi, j'articule quand l'autre est parti.
- Tu crois que c'est parce que je suis immatriculé 69 ?
- Je pense plutôt que c'est parce que tu te prends pour Ayrton Senna...tant qu'on ne finit pas dans un mur, moi ça me va !
Malik esquisse un sourire et nous finissons notre périple dans des normes autorisées par la marée chaussée. Nous y sommes presque.
Avec tout ce protocole et le petit détour, nous avons perdu une vingtaine de minutes, il est maintenant 8 :27 . J'appelle au hasard à la Salle Jeanne d'Arc d'abord, sans grande conviction car je pense bien qu'il n'y a encore personne du festival. Marc Javel, le directeur du festival ensuite. Gimbert m'a donné son numéro. Je n'espère pas davantage de succès. Répondeur.
- Bonjour, Tom Dupuis, du magazine InOuïe. Pourriez-vous me contacter dès que possible au 06.07.08.11.06 ? Cela concerne Louise Krami ma collègue dont nous restons sans nouvelle. J'insiste pour vous dire que cela revêt une extrême importance.
Le silence est palpable. Quelques instants plus tard, avant même que nous ayons eu le temps d'échanger quoique ce soit avec Malik, la sonnerie de mon téléphone retentit. Elle n'en est que plus saisissante. Moins de cinq minutes se sont écoulées et c'est déjà Javel.
- Bonjour monsieur, Marc Javel à l'appareil.
- ‘jour.
- Veuillez m'excuser de ne pas avoir répondu tout de suite mais j'ai un tel nombre d'appels durant le festival que, je l'avoue, je filtre un peu. Qu'attendez-vous de moi exactement ?
- Je m'inquiète de la disparition de mademoiselle Krami. Elle couvrait le festival, devait me recontacter...je suis sans nouvelles depuis 48 heures.
- Je vois bien votre collègue - comment pourrait-on l'oublier ? - nous avons eu une longue discussion sous le chapiteau du Magic Mirror à propos de l'historique du festival. Elle semblait tout à fait bien.
Sans insister sur mes craintes paranoïaques, je lui demande comment joindre un proche de CynthiaHé ou Derbrac, directement. Javel m'indique les coordonnées d'un responsable de la maison de disques du groupe. Il suit d'autres artistes ici. Il conclut en me glissant qu'il reste à ma disposition et souhaite des nouvelles. Il s'interroge aussi sur le fait que nous ne voulions pas avertir la Police. Je le persuade d'attendre un peu.
Avant de composer le nouveau numéro, j'aperçois Terrenoire, la bien nommée, sur notre gauche. Saint Etienne aurait pu s'appeler ainsi. Elle porte encore les stigmates du charbon qu'on est allé chercher dans ses entrailles jusqu'à il y a peu.
- Je vais où maintenant ?
- Suis Firminy-Le Puy...à gauche...
Nous enjambons Terrenoire par un de ces nombreux ponts qui jalonnent toute cette vallée jusqu'à la Haute Loire toute proche.
- Tu m'emmènes où ? questionne encore Malik
- Ben à Sainté !

par pedrolinho publié dans : HISTOIRE:"les ronds de carotte communauté : Au fil des mots
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Mardi 29 avril 2008
Tout est si machinal. On roule en boule, on jette, on met en tas, on empile, on amoncelle. T-shirts, pulls, pantalons, caleçons, culottes, jupes...et les chaussettes. Ah...parlons-en de celles-là ! Sur elles portent tant d'interrogations ! Pourquoi au moment de les étendre pour les faire sécher en manque-t-il toujours une par paire?
Pour un non initié la réponse peut paraître éloignée. Elle est en fait simplissime. La chaussette est le seul vêtement migrateur. Globe-trotter même. La chaussette voyage, et au contraire des volatiles, elle le fait en solo. Le plus dur est avant tout de bien réussir son évasion. Les moins bien loties sont celles qui sont tout en bas. Non, pas en nylon, en bas du bac, tout en dessous du reste du linge souillé si vous préférez! Que ces vêtements sales sont collants. Non, pas collants en bas, collant qui colle ! Vous suivez ? Reprenons alors. Pour résumer, il faut lâcher les collants et filer...aux collants qui tentent de se faire la malle (à linge) cela permet d'éviter de s'effiler.
On comprend alors aisément qu'un tel parcours du combattant laisse des séquelles. La chaussette, tel un va-nu-pieds affamé, finit ainsi souvent trouée et toujours prisonnière. Les chanceuses qui peuvent s'extirper de cet Alcatraz tâchent de regagner au plus vite leur piédestal: l'aéroport le plus proche. Enfin, elles peuvent réaliser leur migration, trouver un nouveau pied à terre...et tout cela en parcourant le ciel à plus de 10.000 pieds !
par pedrolinho publié dans : MOTS: détourne-mots communauté : Les mots dans tous leurs états
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Lundi 28 avril 2008
"Certains déchets nucléaires produits dans les années 60 resteront dangereux pendant un demi million d'années. Pour ceux produits aujourd'hui, il faudra compter [40] ans de plus."
extrait de la bande dessinée L'avenir du chat.
 
par pedrolinho publié dans : CITATIONS: mots-dits communauté : Les mots dans tous leurs états
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Dimanche 27 avril 2008
Les mannequins qui posent pour La Redoute ou Les 3 Suisses sont-ils catalogués dans leur profession?
par pedrolinho publié dans : MOTS: détourne-mots communauté : Les mots dans tous leurs états
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Vendredi 18 avril 2008
Aimé Césaire est parti. Ce jeudi restera pour les humanistes et les amoureux de poésie, un jeudi noir. Ce ne serait peut-être pas pour lui déplaire.
par pedrolinho publié dans : ACTU: mots d'info communauté : Les mots dans tous leurs états
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Jeudi 17 avril 2008
J'en ai vécu des évènements, j'en ai parcouru des pays. Du fond des mers au plus haut de la stratosphère, quasiment aucun recoin de notre Terre ne m'échappe. Longtemps, j'ai vécu en Antarctique serrée contre mes congénères grelottantes. Et puis un jour, on s'est mises à dériver au fil de l'océan, notre embarcation collective réduisant comme neige au soleil. Tout est alors allé très vite, je me suis sentie propulsée par je ne sais quelle force marine. On m'a vite mise au courant, c'était le Gulf Stream. J'avais un peu l'impression de tourner en rond mais un beau jour, je suis revenue à la surface et par une nouvelle grâce, je me suis élevée dans les airs. C'est là que j'ai rejoint mes camarades dans un lieu où il faut l'avouer on était plus à notre aise. Notre nouvelle terre d'accueil s'appelait cumulonimbus et on flottait au gré du vent. Malheureusement, je suis entrée en dépression. Déprimée au point de m'affaler quelques milliers de pieds plus bas, en plein Sahel. La joie de vivre est vite revenue quand j'ai remarqué l'accueil qui nous était fait. On était attendues comme des messies. Il semble que mes semblables se rendent de moins en moins dans ces pays, ce ne serait pas l'envie qui nous manquerait pourtant. Il paraît que les hommes envoient trop d'une de mes cousines dans l'atmosphère. Ils pourraient faire attention tout de même. J'ai entendu dire qu'on s'était déjà battu pour nous. Cela doit bien vouloir dire qu'on a notre importance...je sais bien que parfois nous faisons un peu des nôtres dans quelques Moussons ou inondations ravageuses, quelques vagues tapageuses, quelques avalanches destructrices...vous devez savoir qu'on le fait malgré nous! Je parle au nom de mes sœurs de glace ou de flocon, de goutte ou de rivière, de geyser ou de vapeur. Il vous faut avoir des atomes crochus avec nous, au moins trois en tout cas. Deux d'hydrogène, un d'oxygène. H2O, c'est beau, non ? Je suis une molécule. Une molécule minuscule, mais sans moi, rien ne serait. Cela peut paraître prétentieux ! C'est juste pour que vous pensiez un peu plus à moi...la prochaine fois que l'on se croisera. 

 

par pedrolinho publié dans : MOTS: détourne-mots communauté : Les mots dans tous leurs états
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Mercredi 16 avril 2008
La Russie change à vitesse grand V. La Vodka est désuette et désormais les nouveaux riches boivent...tiens, ils boivent quoi au fait?
Surlignez ci-dessous pour obtenir la réponse
Ils ont choisi un vin français, un très bon cru du Beaujolais, le Chiroubles.
par pedrolinho publié dans : ENIGMES/JEUX: mots-tordus communauté : Les mots dans tous leurs états
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Mardi 15 avril 2008
"Je n'aimerais pas vivre sur la Lune. Ca m'embêterait de changer de quartier tous les neuf jours."
par pedrolinho publié dans : MOTS: détourne-mots communauté : Les mots dans tous leurs états
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Lundi 14 avril 2008

Ces boîtes à œufs ne sont pas forcément les leurs. En revanche, ces boîtes à eux sont des leurres. Il y en a deux, deux boîtes de sept oeufs, oui, c'est eux... 

En son temps, Gainsbourg en aurait fait des oeufs à la coque. "Mais, ce n'est pas le poule qui pond?" lui aurait dit Jane.   

par pedrolinho publié dans : BESTIAIRE: ani-mots communauté : Les mots dans tous leurs états
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