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N 78
 
 
 
 
 
Hameau à mots
 

Organigramme...

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Bienvenue dans le quartier...

Si je vois de la lumière chez un mot, je frappe et j'entre. J'y vais aussi par effraction mais j'essaie de faire comprendre au propriétaire que je ne lui veux aucun mal! Les mots ont une particularité, ils portent leur boîte aux lettres sur eux. Il arrive que les mots habitent à plusieurs, j'aime bien me mettre à leur table, on parle à mots couverts. Parfois, les mots se reproduisent entre eux, on dit qu'ils ont des rapports textuels. Je milite activement dans l'association Droit au Logement de Mots puisque beaucoup d'entre eux vivent dans les champs lexicaux. Pour ceux qui ont un toit, je ne vous explique pas les règles orthographiques ou grammaticales de co-propriété qu'ils s'imposent. On envoie à ceux qui ne les respectent pas un tueur à gage, l'effaceur, qui dégomme les contrevenants. Certains mots habitent dans des maisons dernier cri au design très particulier, ce sont les néo-logismes. Enfin, n'oublions pas tous ces mots qui vivent au fil de l'eau et qui jettent l'encre.
D'autres visiteurs de mots m'inspirent beaucoup...Thomas Fersen, Vincent Roca, Coluche, Pierre Desproges, Raymond Devos, Daniel Piccouly, Erik Orsenna, Albert Jacquard, Philippe Geluck, Georges Brassens, Christian Olivier, Bill Watterson, René Goscinny, Robert Desnos, Jacques Prévert, Alphonse Allais...il m'arrive de leur demander leur passe-partout mais ça ne marche pas toujours et je trouve porte close.

 

Lundi 9 juin 2008
C'est bizarre, en football, on dit d'un piètre élément qu'il joue comme un pied. Ce devrait être le contraire.
par pedrolinho publié dans : ACTU: mots d'info communauté : Humour du jour
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Dimanche 8 juin 2008

Miss Weather a des problèmes de circulation d’air en ce moment. « Mets tes rots au logis, reste donc chez toi ! » l’enjoint-on régulièrement. Rien n’y fait, sa forme est déplorable. Il faut dire qu’elle est en dépression. Miss Weather se sent si mal qu’elle pleure continuellement, sans arrêt, jour et nuit. Son moral est nuageux… «Ciel, y a plus d’saisons ! » marmonne-t-elle ! Sa température est également anormale, elle a le front froid…pendant longtemps, ses médecins ont dit qu’il n’y avait pas précipitations, qu’on avait le temps. Aujourd’hui, l’inquiétude gagne, ce n’est plus seulement une tempête dans un bocal. On aimerait pouvoir souhaiter bon vent à Miss Weather, cela ne servirait à rien. Quand son esprit est orageux, ce n’est pas un coup de foudre qui y changerait quelque chose. Au contraire. Il faudra s’y habituer, Miss Weather n’est plus la même. Ce n’est pourtant pas qu’elle soit une girouette. Elle n’y peut rien, Miss Weather. On lui pompe l’air, on change son atmosphère. Pauvre Miss Weather…elle s’est mise à boire, traine les bars en compagnie d’un certain Pascal Hecto. Comme ça, et même si il arrive que le climat soit électrique, elle relache la pression.    

par pedrolinho publié dans : ACTU: mots d'info communauté : Les mots dans tous leurs états
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Samedi 7 juin 2008

irish-castle.jpgLe fort est vert pour toujours...Forever! 

par pedrolinho publié dans : MOTS: détourne-mots communauté : Les mots dans tous leurs états
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Mardi 3 juin 2008
Un violon autrichien apparemment dingue traite d'un de ses anciens maîtres, un certain Johann: " J'en avais vraiment marre qu'il vienne pour m'envoyer valser de la sorte. Il ne cessait de me toucher les cordes en permanence...vraiment, dans la peau, il avait les vices Strauss!"
par pedrolinho publié dans : MOTS: détourne-mots communauté : Les mots dans tous leurs états
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Lundi 2 juin 2008

Nous entrons dans la ville par les Champs Elysées stéphanois, le cours Fauriel. Il n’y a rien du strass et du luxe de l’avenue parisienne mais la comparaison peut raisonnablement se faire. Deux rangées de platanes bordent chaque coté de ce haut lieu des arrivées du tour de France cycliste. Et la petite bourgeoisie locale qui habite les lieux peut d’enorgueillir de deux mille trois cent mètres de longueur contre « seulement » mille neuf cent cinquante à sa sœur parisienne.

C’est dans ce cadre que je compose encore un numéro de téléphone, celui du représentant du label de CynthiaHé, présent d’après Javelle à Saint Etienne. Je compte machinalement les tonalités. Un, deux, trois, qu… Un « Oui, allo ! » plein d’énergie me surprend quelque peu.

« Bonjour, Tom Dupuis du magazine InOuïe. Excusez-moi de vous joindre aussi tôt.
- Je suis déjà debout depuis un certain temps, qu’est ce qui me vaut l’honneur ?
- Et bien…je souhaitais rencontrer Nattan Derbrac et il me semble injoignable. C’est extrêmement important. »

A l’écoute du nom de son poulain, le timbre de mon interlocuteur s’apaise. On sent toute l’admiration que l’homme a pour « son » artiste.

« Ah, Nattan ! Ce cher Nattan ! Il n’y a rien d’étonnant à ce que vous ne puissiez le joindre, il ne possède même pas de téléphone portable. Je sais qu’aucune date n’était prévue avant un certain temps pour le groupe. Peut-être est-il en balade dans le coin ? Pour être franc, je n’en sais rien. Je suis resté pour suivre les scènes découverte du Magic Mirror en espérant trouver la perle rare. Le seul conseil que je puisse vous donner est de vous rendre à l’hôtel où il logeait avec ses compagnons. Il y a Christophe Dumaire et Nicolas Vincent. Ils sont à l’hôtel de la Tour situé place du… (il cherche)
- Place du Peuple. (je coupe)
-
C’est bien ça.
- Merci monsieur, pourriez-vous me recontacter à ce numéro si vous avez des nouvelles Nattan.
- Vous semblez bien inquiet, rien de grave au moins.
Non, non… » Je conclus.

Alors, tel un GPS humain, j’indique le parcours à suivre à Malik qui après une dizaine de minutes de parcours, ponctué d’interminables feux rouges et d’erreurs dues aux changements de sens de circulation instaurés depuis ma dernière visite de la cité, nous gare au parking des Ursules.

Quelques enjambées plus loin se situe l’hôtel qui tient son nom de la Tour dominant la place du Peuple. Cette dernière est le seul vestige des fortifications engagées au XVIème siècle  après autorisation donnée aux consuls par Charles VII, de passage.

Je pousse la porte, Malik m’emboitant le pas. Nous entrons dans une sorte de grand vestibule pas très lumineux où, derrière un comptoir en pin massif, une quinquagénaire pimpante nous lance un sourire répété accompagné d’une phrase certainement maintes fois rabâchée.

« Bonjour messieurs, vous désirez une chambre ?
- Madame. Nous désirerions savoir si des artistes du festival  demeurent encore chez vous car nous souhaiterions les rencontrer…Christophe Dumaire et Nicolas Vincent.
- Effectivement, ils sont encore ici. Mais peut-être dorment-ils encore ?
- C’est très important madame. (mon ton est très insistant)
- Je joins leur chambre alors. »

Après une brève attente, il semble qu’il y ait quelqu’un à l’autre bout. Elle insiste en disant que les personnes qui désirent les rencontrer veulent que cela se fasse tout de suite. Elle semble avoir eu un écho positif au petit rictus qui éclaire son visage.

La dame nous invite alors à patienter autour d’une petite table ronde, imitation marbre. Nous lui demandons s’il est possible qu’elle nous serve deux cafés. Elle s’exécute gentiment. Quelques poignées de minutes plus tard, deux gars débarquent. Tout ébouriffés. Barbes d’une semaine. L’un est très grand, blond et d’une extrême maigreur. L’autre est de taille moyenne, d’un brun corbeau et les cheveux longs. On comprend à leur tête que la nuit a été courte. Pour autant, ils ne semblent, ni l’un, ni l’autre de mauvaise humeur. J’avoue que personnellement cela ne m’aurait pas vraiment plu. 

Je m’engage.

« Nous cherchons Nattan. Vous n’avez aucune idée de là où il peut être. »

 Le petit prend la parole.

« Vous êtes qui au fait ?
- Je suis journaliste au magazine Inouïe et…nous souhaiterions vraiment l’interroger…car la première édition sort dans quelques jours et… (je ne sais décidément pas mentir)…on voudrait faire de votre groupe la révélation de l’année. Comme il en est l’initiateur, il me semblait qu’il était le mieux placé. »

Visiblement, la fatigue a aidé mon mensonge. Flatté, le grand blond prend la parole.

« Ben, alors ça, c’est super. Super cool. » Il est encore embrumé mais poursuit.

« Nattan nous a dit qu’il restait dans le coin, pour visiter. Je crois qu’il voulait se rendre dans le nord du département vers Roanne.
-Ouais, on n’en est sait pas plus. » rajoute son acolyte.

Il ne m’en faut pas plus.

Le visage de Louise traverse mon esprit. Le leitmotiv Thomas Fersen m’envahit. Je me souviens subitement que sa famille est originaire du roannais. Pourquoi n'y ai-je pas pensé plus tôt? Il me semble qu’il a passé ses vacances d’enfants par là-bas. Et si…   

 

par pedrolinho publié dans : HISTOIRE:"les ronds de carotte communauté : Au fil des mots
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Vendredi 30 mai 2008

Il faut savoir avouer quand, parfois, le réservoir à idées est vide. La panne sèche. Ca pompe d’en arriver là, ça fait marrer noir mais c’est fréquent ! On a tellement peur d’être bidon qu’on préfère rester à quai plutôt que d’essayer d’atteindre la prochaine station. On se doit pourtant de remettre du carburant dans le moteur à  écrire…encore faut-il le trouver, cet or noir ! Repérer une nappe. Monter un puits. Brancher un oléoduc…il en va de l’essence même de ce qu’on va rédiger ! Néanmoins, tout ne se huile pas aussi facilement et il arrive souvent que le résultat soit loin du raffinement escompté. Il faut alors accepter qu’on n’a ni pétrole, ni idées…et enfin réfléchir à éviter tout gaspillage en ayant conscience que tôt ou tard la source sera tarie.       

par pedrolinho publié dans : ACTU: mots d'info communauté : Les mots dans tous leurs états
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Mercredi 28 mai 2008
Avec une naissance, une femme ressent l'effet mère qui ne s'arrêtera plus et...le père dure.
par pedrolinho publié dans : MOTS: détourne-mots communauté : Les mots dans tous leurs états
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Mardi 27 mai 2008

Un boxer sans gants.
Un cocker qui déteste Joe.
Un colley piégé.
Un dogue hot.
Un fox qui fait du cinéma.
Un lévrier coureur...du jupons.
Un  pékinois d'un calme olympien.
Un  setter qui ne sait pas...se taire.
Un Saint Bernard qui déteste Beethoven.
Un terrier enterré.

par pedrolinho publié dans : BESTIAIRE: ani-mots communauté : Les mots dans tous leurs états
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Samedi 24 mai 2008
On nait nez ou on n'est pas. Personnellement, je suis né nez. Certains vous soutiendront que c'est impossible, que cela ne peut pas se voir comme...au milieu de la figure. Moi, j'ai un pic voué aux odeurs, un cap fan de senteurs, une péninsule qui attire les effluves. Au contraire de mes frères et sœurs, pourtant, je n'ai pas un appendice particulièrement beau. Peut-être est-ce parce que je suis l'ainé ? Toujours est-il que c'est mon outil de travail, mon boss m'a choisi au pif en somme. Je suis un petit gars de la narine...j'utilise mon sens à la fabrication d'essences . Toutefois, j'ai un problème car je ne suis en odeur de sainteté avec personne. Il faut que je vous mette au parfum. C'est contradictoire, on dit qu'on m'a dans le nez et pourtant on ne peut pas me sentir ! Dès que je pointe le bout de mon nez, les gens piquent du nez ou mettent le nez en l'air comme s'ils cherchaient quelque chose. J'entends qu'ils causent tout bas : « De quoi y smell celui-là ! » Que diable, je ne suis pas Nosferatu ! Je demande Grasse...je ne suis pas une truffe.
par pedrolinho publié dans : CORPS: anato-mots communauté : Les mots dans tous leurs états
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Vendredi 23 mai 2008
Je ne suis enclin à aucune musique classique sauf celle de Prokofiev. Je ne supporte aucun interprête à part Reggiani. Seul aussi Gainsbourg et à la rigueur Lama sont supportés par mes oreilles. Je fais écouter ces disques à tout le monde, sans arrêt...dernièrement, une question m'a traversé l'esprit. A être si exclusif avec ces artistes, les sers-je?
par pedrolinho publié dans : MOTS: détourne-mots communauté : Les mots dans tous leurs états
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